Halte là ! Si vous aviez l'intention de lire "Les Cicatrices de Merylwen" dans votre vie, mais que vous ne l'avez pas fait, alors faites immédiatement demi-tour ! Ce court texte contient du spoil. ~
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— On verra demain, Lona, d’accord ?
La voix fluette de ma sœur s’efface tandis que je referme la porte, je n’ai même pas attendu sa réponse. La volonté a déserté mon corps, comme je l’ai fait du quarante neuvième régiment. J’ignore à quoi je peux occuper mes journées. Tout me semble vain. Les saveurs et les couleurs se ternissent. Je me retrouve hors-service. Un bon à rien. « Nous avons fait graver son nom au Havre des Éternels, sur une sépulture. Cela lui plairait sûrement d’entendre tes lettres. » La suggestion d’Irimi tournait dans mon crâne, semblable à un refrain entêtant. Avais-je envie d’ouvrir ces lettres ? De lire et de retrouver la portée des sentiments qui, de toute manière, existent en vain ? Avais-je seulement envie de la moindre chose, en ce moment ? Si ce n’est, évidemment, de revenir aux temps d’avant. Mes sœurs seraient folles de m’entendre penser. L’envie d’être à nouveau Nocturne, espion dans le quarante-neuvième régiment, m’effleure. Sa caresse se métamorphose. Elle devient blessure. Puis, perforation. Ce même camp que j’ai quitté, je me sens prêt à le regagner. La même haine pour Jonas Cank m’animerait. Le même dégoût pour ses méthodes cruelles me transpercerait. Mais Ardryll serait là ; à mes côtés.
Des larmes roulent sur mon visage, fougueuses, incontrôlables. Cette perforation m’arrache mon énergie. Mon lit m’accueille dans un grincement.
Que vais-je devenir ?
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Commentaires (3)
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C'était histoire de, car j'ai un petit blocage d'écriture. Donc... mon "envie de rien" a eu le mérite de devenir "l'envie de rien d'Eldrin" (enfin, Nocturne, enfin..., si vous êtes là c'est que vous savez)