Narrateur : Alexandre

Je suis le plus grand souverain guerrier que ses terres n’aient jamais porté, sans vouloir me vanter, enfin, j’exagérais un peu, si je voulais être parfaitement honnête avec vous. J’avais de quoi me féliciter un peu, mes fils et mes filles ont fait de superbes mariages, je suis un père comblé, et mon royaume a porté ses meilleurs éléments en plein de terre et royaume différents. Il ne me restait plus que ma dernière fille, Gwendoline, elle venait à peine de célébrer son septième anniversaire, mon enfant chérie, ma plus belle fille, enfin, toutes mes filles étaient mes plus belles filles, mais celle-là plus que les autres.

Elle était un véritable rayon de soleil aux jolis cheveux blonds et des splendides yeux noisette. Cette enfant était un véritable trésor, je l’aimais beaucoup, je n’avais jamais eu une fille si jolie. Non seulement ça, mais elle était si gentille, si douce, et si forte. Nous avions d’ailleurs tous deux en communs nos yeux marron un peu banal, mais magnifiques. J’espérais vainement, peut-être que sa beauté lui permettrait d’épouser le légendaire fondateur de Paxiam.

Pour être honnête, j’espérais secrètement que ce légendaire souverain arriverait de mon vivant. Pour un roi qui avait fait de la guerre sa vie, ironiquement, je n’avais toujours aspiré qu’a une chose, la paix. Cela étant, je n’avais jamais eu occasions de me battre pour celle-ci, les désavantages des petits royaumes qui intéressent beaucoup de monde et qui en plus semblent facile à conquérir. Cependant, si la prophétie légendaire se réalisait alors je n’aurais plus jamais à en souffrir.

Quand bien même, je savais que je me faisais vieux et que j’avais perdue de ma force et de ma vigueur et qu’un jour je ne pourrais plus me battre, j’allais m’entrainer comme à mon habitude. Je décidai aujourd’hui de travailler le tir à l’arc. Quand bien même je préférais le maniement de l’épée cela serait toujours utile que de savoir comment combattre les archers ennemis ou même pouvoirs utiliser cette unité aux maximums de leurs potentiels. Avec peu, on peut faire beaucoup, cela m’a toujours semblé être une excellente maxime. Je n’étais guère habile ne sachant comment atteindre le centre de la cible, pourtant je ferais tout pour ne pas la manquer. Ma fille, qui avait certainement dû échapper à la surveillance de sa mère et de ses nourrices, était venue se réfugier sur le terrain d’entrainement.

Elle me demanda, « Que faites-vous père ? »

Je répondis, « Je m’entraine mon enfant.

- A quoi, père ? Puis-je essayer ?

- Ah si seulement tu avais été un garçon, je t’aurais bien montré, mais je crains que ta mère risque de se mettre légèrement en colère. (Je le savais, j’avais déjà essayé.) J’ai cependant pour toi une arme digne d’une future reine ! »

Je sortis ma dague de mon fourreau et lui donna en lui disant, « Voici ton cadeau à l’avance ! Elle te permettra de te protéger, des personnes qui pourraient vouloir te faire du mal.

- Merci, père ! »

Une des nourrices arriva avec ma femme, je lui fis signe de cacher la lame, je lui donnerais plus tard un fourreau cela serait plus simple pour la transporter. Elle la fit disparaître en un éclair. Sa mère la réprimanda pour être partie sans surveillance. Mon épouse me disait que je ne devrais pas montrer ce genre de choses à notre fille. Je lui présentai donc des excuses.

J’espérais néanmoins qu’elle conserverait cet esprit rebelle. Il fallait bien des individus à l’âme malicieuse pour réjouir le monde. Après tous les bonnes personnes savent apprécier les gens avec de l’esprit. J’ose d’ailleurs espérer que l’élu de la prophétie partagera ce goût-là. Je ferais tout pour aider cet être, s’il apparaissait de mon vivant.

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 24 Jul 2025 à 18h02
Je continue donc.

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