Narrateur : Nécronion

Je regardai Esmène forgeait mon arme, cependant je voyais bien que je le dérangeais. Il fuyait mon regard depuis quelques jours déjà. Je ne comprenais pas pourquoi, j’effrayais autant ce jeune homme. Il avait une physionomie petite, c’était le seul mot qui me venait. Je n’étais pas bien grand, mais lui était plus petit que moi. Il avait des cheveux bruns qui lui masquaient le visage, enfin, les yeux surtout, parfois il passait sa main dedans pour se dégager la vue. Il avait les yeux violets couleurs améthystes, c’était une couleur unique. Il avait ses mains basanées qui étaient caleuses comme un ouvrier qui avait travaillé toute sa vie, pourtant son visage semblait m’indiquer qu’il était jeune, probablement moins de trente-ans, enfin, cela était toute une vie pour certains.

Il trembla que je le contemplais avec autant d’insistance. Je me concentrai alors plutôt sur l’arme qu’il forgeait, mais cela le dérangea aussi. Je finis par reprendre le livre que je lisais la dernière fois. Cela finit par me lasser, surtout que je sentais bien qu’Esmène était encore effrayé.

Je finis par lui demander, « De quoi as-tu si peur ?

- Moi ? », répondit-il étonné.

« Allons, qui d’autres ?

- Rien, je n’ai peur de rien ! (Son regard me disait autre chose pourtant.)

- C’est moi, hein ? Esmène, ça ne sert à rien de mentir. Je n’énerverais pas, je le jure.

- C’est ça, oui ! Foutu, dieu de la mort. (Là, c’est moi qui eus peur de sa haine dans son regard.)

- Je ne le suis plus… J’ai tout perdu… Tu pourrais me tuer si facilement si tu le voulais, Esmène.

- Ce serait une bénédiction pour le monde », dit-il avec fermeté.

Il me saisit à la gorge, je n’aurais pas dû être aussi proche de lui. Esmène me relâcha ensuite, je repris mon souffle et je remarquai dans le reflet qui se présentait dans le seau d’eau que j’avais des marques bleues autour du cou. Ali allait s’inquiéter s’il le découvrait ou s’il les voyait d’ailleurs, il fallait que je les cache. Je ne trouvais pas grand-chose pour se faire. N’importe, il l’apprendra s’il le faut.

Je demandai à Esmène, « Tu n’aurais pas quelque chose pour m’entrainer ?

- A quoi faire ? », répondit-il méprisant.

« A me battre, bien sûr !

- Pourquoi faire ? (Il me regardait méfiant.)

- Pour ce monde, juste ce monde. La déesse monde est mon seul amour.

- Tu m’amuses… Je te forgerai la meilleure arme que la terre n’ait jamais porté ! (Le feu de la passion brûlait dans ses yeux.)

- Pourquoi avoir essayé de me… (Je passai ma main sur ma gorge.) Pourquoi ?

- Je pensais… (Il souffla de dépits.) Il n’y a rien à penser, je l’ai fait c’est tout. C’est injustifiable. (Il me regarda tristement.) Je croyais que tu venais au nom des autres pour me ramener.

- Pardonne-moi, j’aurais dû penser au fait que tu ne voulais plus nous voir. (Je détournai le regard honteux.) Ils ont ruiné ta vie, c’est ça ?

- Oh, tu peux le dire Néc, ils ont fait de moi un immortel seulement pour pouvoir exploiter mes talents.

- Je… Esmène, si je le pouvais et si j’avais l’arme sordide qu’à créer Vi pour retirer le statut de divinité, je l’utiliserais sur toi avant de la détruire.

- Ah, tu me soûles ! T’as trop bon cœur, tu me fais encore plus regretter ce que j’ai fait. (Il s’ébouriffait les cheveux de gêne.)

- Je ne suis pas… Je ne suis pas quelqu’un de bien. J’ai juste l’honnêteté intellectuelle d’admettre mes torts. »

Il me regarda comme s’il ne me croyait pas. Il se mit à travailler avec d’autant plus d’ardeurs pour créer ma lance. J’eus le droit de tester une première version, peu de temps après cette conversation. Je dirais quelques heures. Il voulait vérifier la solidité et voir s’il y avait des ajustements à faire pour mon confort. Je donnais quelques coups contre un mannequin, le métal émettait un son cristallin et l’arme me tenait parfaitement en main. C’était tellement agréable à utiliser, j’avais l’impression que mes coups étaient bien plus agiles et habiles. Lorsque j’eus fini ma performance, j’entendis des applaudissements dans mon dos. Je fus surpris de découvrir que cela fût Ali.

Il me complimenta, « Tu t’améliores ! Ton arme et manier avec plus d’élégances et d’agilité !

- Merci… Mais, je pense qu’il faut remercier, Esmène ! C’est lui qui a créé une arme si adaptée à ma main. (Il eut l’air gêné.)

- Néc… Tu es trop gentil, ce n’est que mon travail. Qui plus est, il faut encore faire les derniers ajustements, les décorations et la polir. C’est loin d’être un objet d’art. », répondit humblement celui-ci.

« Tu te sous-estimes. Si ça c’est la version inachevée alors j’ai du mal à imaginer la splendeur de la version finale. », le complimenta Ali.

Esmène était rouge cramoisie, il me reprit la lance des mains et se remit au travail en silence. Ali ne me fit pas tant de questions au sujet des marques sur mon cou. Il m’invita cependant à ne pas me promener seul dans le village, en effet, les habitants pensaient que je ressemblais à un démon et ils pourraient me faire du mal. Décidément, j’étais tombé en territoire hostile. J’envoyais un message à Horacétius et Argine en utilisant le service de poste local, en espérant que les pigeons arrivent à bon port.

J’étais ennuyé de devoir toujours sortir soit avec Ali, soit avec Esmène. Les regards aussi étaient pesants. Ils étaient devenus d’autant plus lourds après qu’un enfant ait disparu. On devait sûrement penser que c’était ma faute. Un jour, je sortis de nuit, on devait repartir le lendemain, mais j’avais envie de promener seul. J’avais mon arme attachée dans le dos au cas où, on viendrait à m’attaquer.

J’entendis un craquement suspect, j’allais voir de ce côté-là. Rien n’aurait pu me préparer à ce que j’allais découvrir dans cette ruelle. Des chats égorgés et un enfant qui buvait leurs sangs. Au regard de son apparence, je crois bien que c’était l’enfant qui avait disparu, il y a deux jours. Je ne savais pas ce qui lui était arrivé, mais c’était un monstre maintenant. Il se jeta sur moi, me renversa et je le bloquai avec le manche de ma lance. La créature essayait de le briser avec ses dents et de m’atteindre, moi, j’essayai de la repousser, mais elle était trop forte.

Une voix cria, « Arrête ! Ils vont te tuer ! (C’était une femme, je le crois bien, peut-être sa mère.) Vous, jeune homme, ne le tuez pas, je vous en prie ! »

Je voulus me dégager de la situation, cependant la bête lâcha d’un coup, mon arme suivit mon mouvement vers le haut et le monstre put me saisir à la nuque. Allais-je finir comme ces pauvres chats ? Non, je refusai ça ! Je le poussais avec la force du désir de survivre. La petite chose vola dans un coin, je me relevais avec promptitude. La femme reprit son enfant dans ses bras et il me parut être redevenu normal. Mon sang coulait sur le sable encore chaud de la journée, je passais ma main au niveau de la blessure, il était partout. C’était une plaie méchante et sale. La femme me saisit par le bras et m’emmena chez elle. Elle prit une vieille serviette qu’elle trempa dans un peu d’eau afin de nettoyer tout le sang de ma nuque et des vêtements.

Pendant cela je lui demandai, « Qu’est-ce que cet enfant ?

- Le mien…

- Il est dangereux, vous le savez. (Elle pleurait.) C’est lui le fameux démon que tout le monde craint tant.

- Oui… Je… Ça doit être une punition divine. (Je la consolais.)

- Pourquoi donc mériteriez-vous un châtiment ? », demandai-je en la dévisageant curieux.

« Je n’ai pas de mari, je suis une fille-mère ! Je suis une pécheresse !

- Je ne pense pas que cela soit une punition divine. Ce n’est pas leur genre de se soucier de choses aussi insignifiantes. (J’étais par contre perdu sur la raison de cette malédiction.) Qui était le père ? Enfin, cela devait sûrement être quelqu’un de banal.

- C’était quelqu’un du village, il a disparu peu de temps après la naissance de l’enfant… Oh, vous ne pensez pas qu’il aurait pu…

- Le sang frais apaise votre enfant, hein ? (Quelle horreur !) Je crains que, vous n’ayez pas eu un enfant avec un être humain. (Elle eut l’air horrifié.) Une âme qui s’est échappée du royaume des morts. (L’enfant avait trois voire quatre mois, peut-être moins. Cela remontait à peu près au moment où Théodore avait pris le pouvoir.)

- Comment est-ce possible ? Nécronion est un dieu efficace pour retenir les âmes. (Vous me comprenez en voyant les monstruosités qu’elles engendrent.)

- C’est un temps de troubles. (Théodore, mais que fais-tu ?) Je peux le guérir, c’est tout simple. »

Je pris le mouchoir et le lavai. Je trouvais quelque chose pour faire une marque, un peu de terre et d’eau feraient de la boue et cela tacherait le tissu. Je fis une marque, un symbole celui des vivants puis je le mis dans un collier et le donna à l’enfant.

La mère me remercia à genoux, cela me mettait mal à l’aise, c’était bien le minimum que je puisse faire. J’étais en colère en retournant chez Esmène, des âmes de damnées qui errent parmi les vivants ça ne serait jamais arrivé sous mon règne. Ils ont profité des désordres récents pour s’échapper et Théodore n’a pas l’air de vouloir leur donner la chasse. Il est trop occupé à batifoler avec Vitae.

Il était temps de l’arrêter et nous avons des alliés dans notre révolte à tous les niveaux. Ali m’avait ramené à la forêt de Naturae grâce à mes indications et je fus ravi de les retrouver, enfin, les anciens alliés de Léandre s’étaient réunis dans un coin et discutaient du bon vieux temps. Naturae et Isabelle semblaient être devenues de bonnes amies et elles parlaient seule à seule. Argine et Merlin avaient assurément réglés leurs affaires de cœurs. Horacétius et Ludie se joignirent à moi, ils voulaient me parler.

Ludie dit gênée, « On a quelque chose d’important à te dire.

- C’est délicat, je suppose. », répondis-je inquiet.

« Oui, ta mère a épousé Théodore… Je pensais que tu devrais le savoir. (Ça ne m’étonnait même pas, ce n’était qu’une question de temps.)

- Vitae, sois maudite ! Tu t’en débarrasseras quand il ne te sera plus utile comme moi ! »

Une main glaciale me saisit dans le dos, je craignis d’avoir compris surtout lorsque Ludie et Horacétius crièrent. Je me retrouvais dans une pièce sombre, celle d’un château. En face de moi se tenait ma mère. Je tremblais de peur, à son regard, je voyais bien qu’elle voulait me tuer.

Elle m’invectiva, « Espèce de petite vermine ! Tu oses m’insulter. Fort bien, tu vas payer.

- Pitié ! Je t’en supplie ! Ne me tue pas ! », la suppliais-je en pleurant.

« Qui a dit que j’allais le faire moi-même ? »

Elle quitta la pièce, je pleurais, je craignais le pire. Je plantais ma tête dans mes genoux et j’attendais ma fin. La porte s’ouvrit sur Théodore et Vi, je ne compris que trop bien son intention.

Vitae lui ordonna, « Tue-le, il m’a insulté !

- Très bien, avec joie, mon amour. », répondit-il indifférent à mon sort.

« Non, pitié ! Tu n’es pas son pantin, n’est-ce pas ?! », m’exclamais-je terrifié.

« Que veux-tu dire ? (Il me pointa de son épée.)

- Elle t’utilise pour me tuer et te faire porter le poids du crime sur tes épaules. Et par tous les dieux, une mère qui veut tuer son fils ce n’est pas être un monstre pour toi. (Je n’arrivais pas à l’ébranler et ça me donne envie de lui mettre une claque. Ne voyait-il donc pas qu’il avait épousé une femme qui faisait à son enfant ce que son père lui avait fait ?)

- Vitae, ma douce, peux-tu sortir ? Je veux t’épargner la vision de ce meurtre. »

Elle eut un sourire mesquin en quittant la pièce. Je sentais la lame de Théodore contre ma gorge. J’attendais le coup fatal, mais il ne vint pas sa main tremblée.

Il s’agenouilla et me lança, « Je ne peux pas… Je ne le peux juste pas ! Misère, je suis un lâche.

- Laisse-moi partir… (Il rit franchement.)

- Ne me prends pas pour un con ! (Je fus choqué par ce langage.) Excuse-moi le vocabulaire, mais c’est vrai. (Mes chances de survies s’étiolaient peu à peu.) Tu mènes ta petite rébellion pour me renverser, je ne vais pas te laisser faire.

- Ils n’ont pas besoin de moi, ils viendront tout de même. (Je le pensai vraiment.)

- Tu serviras d’exemples pour les traîtres. »

Il me perça de son épée en pleins dans le ventre. Théodore resta interdit, il contemplait mon sang qui tachait sa lame. Je m’écroulai à terre, les lèvres tachaient de rouges. Qu’ils vengent ma mort ! Je perçus une main, celle de mon aimée, je m’en saisis. Je me retrouvais dans son monde, je lui souris avec tendresse. Elle me prit dans ses bras.

Elle me dit, « Nécronion, tu es définitivement maladroit. Tu as un talent pour trouver ta propre mort.

- Ce n’est pas ma faute. Au moins, je suis avec toi maintenant. Mon seul amour.

- Pas encore… Dieu de l’humanité.

- Dieu de l’humanité ? Tu m’avais déjà dit ça, la dernière fois. Qu’est-ce ?

- Un dieu qui représente l’humanité ! Comme les humains, tu n’as rien de spécial. (C’est fort aimable, pour ces pauvres êtres.) Je suis ravie de voir cependant que tu as acquis le contrôle sur les dévoreurs de désespoirs, ils te protégeront.

- Je suis immortel, alors… (Elle m’embrassa sur le front.)

- Non, tu es comme le phénix, tu renaitras toujours de tes cendres. »

Je n’étais pas mort… Je suppose que je connaitrais cette sensation souvent. Je n’avais pas envie de la quitter, il fallait pourtant. Elle me mit mon arme dans les mains au moment où je repris conscience dans la pièce. J’entendis des gens qui se battaient à l’extérieur, en regardant par la fenêtre, je vis que c’étaient Ludie et Naturae qui affrontaient les gardes de Théodore. Afin de laisser le temps aux autres de pouvoir rentrer en distrayants les soldats.

Je sortis dans le couloir… Il n’y avait personne. Je me faufilais en essayant de ne pas tomber sur des serviteurs qui pourraient me questionner. Je vis passer Horacétius et Vi, ils semblaient décider à se battre. Il devait chercher vengeance pour ce qu’elle lui avait fait. J’attendis un peu pour passer afin de ne pas être pris entre deux feux. Je me rendais dans la salle du trône, Théodore y était, j’en étais sûr.

La grand-porte était fermée, en insistant un peu, je réussis à me glisser dans la salle. Théodore était là, assis sur un trône, on aurait dit un démon-roi. Ses yeux avaient l’air si mauvais, il était donc bien mort le jeune chevalier qui combattait pour la justice, son cœur s’est laissé dévorer par sa propre noirceur. Il eut l’air à peine surpris de me voir.

Il m’accueillit avec un sourire mesquin en disant, « Viens-tu enfin, te battre ? Plutôt que de laisser les autres le faire pour toi.

- Théodore, tu es allé trop loin. Tu ne m’as pas laissé le choix. », répondis-je en sortant mon arme.

Il se jeta sur moi et je parais de justesse son épée. Il voulut m’attaquer à nouveau de pareille façon et je réussis à l'effleurer de la pointe de ma lance. Théodore grogna et bondit en arrière.

Il s’exclama, « Je n’aurais pas dû te sous-estimer ! Tu es plutôt fort. »

Il me pointa de sa lame, et il essaya de briser ma garde avec des coups habiles. Il était si rapide que j’étais dans l’impossibilité de contre-attaquer. Je décidai d’esquiver plutôt que de parer, l’épée de Théodore passa juste à côté de ma tête. Je réussis à lui coller un coup de poing, je crus pouvoir l’empaler de ma lance, mais sa lame s’interposa de justesse. Je tombai à terre, repoussé par son épée que pouvais-je après tout contre la force d’un dieu ?

Il m’écrasa la poitrine m’empêchant de me relever.

Lassé, il parla ainsi, « Tu m’ennuies, tu sais. Tu ne peux pas mourir… Il me faudrait trouver le moyen de t’enfermer quelque part pour tu ne puisses plus jamais me nuire.

- N’importe, Horacétius, Ludie, Argine, Corvus et autant d’autres s’opposeront à ton régime. Surtout, si tu continues à commettre des crimes aussi atroces.

- Tss… J’ai peut-être usurpé mon trône, mais Léandre ne veut pas le reprendre ! Quel est le problème ?

- Je suis de retour Théodore et j’ai lu en ton cœur et il était empli du désir de la guerre. », Léandre s’interrompit lorsque Théodore le dévisagea, il reprit ensuite ses propos, « Tu ne me laisses plus le choix. »

« Le grand Léandre se sent pompeux ? Maintenant, qu’il est un dieu ! (Théodore rit.) On t’offre tout sur un plateau d’argent, moi, j’ai dû prendre ce que l’on me refusait.

- Je suis désolé… J’aurais dû t’aider… » dit-il avec un sourire tendre.

Théodore se jeta sur lui, il voulait le détruire. Léandre était si habile qu’il paraît chacune de ses attaques, je ne savais pas comment il faisait. Il avait un regard si doux pour son adversaire, il avait le cœur si pur. Théodore à force d’insister finit par briser sa garde, je lui plantais ma lance dans le ventre avant qu’il ne puisse faire du mal à mon ami.

Léandre le toisa, « Au nom de ce monde ! Je te condamne à vivre piéger à jamais dans le royaume des morts, là, enfin, tu y accompliras ta tâche.

- Va mourir Léandre ! »

Ce furent ses derniers mots avant l’exécution de sa sentence. Les autres se précipitèrent dans la salle, ensuite, ils entourèrent Léandre afin de lui demander ce qui s’était passé. Moi, je m’éclipsai discrètement, j’avais d’autres missions à accomplir. Je voulais retrouver le seul amour de ma vie la déesse monde et puis le fait qu’une âme damnée ait pu s’échapper, me donnait envie de réparer la situation dont j’étais en partie responsable. Cela serait définitivement une longue quête, mais j’avais pris goût à l’aventure. Qui plus est, peut-être que Théodore ferait quelque chose à ce sujet aussi, c’était la seule chose qu’il pouvait faire. Vi, ma mère s’en était tirée et il me refusait au panthéon des dieux, mais je m’en foutais honnêtement. Seul l’avis de la déesse monde et le mien m’importaient.

J’envoyais mon passé et mon avenir au loin, pour qu’ils soient emportés par le vent frais qui démarrait à l’aube naissant. C’est mon commencement…

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 08 Déc 2025 à 09h19

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