Narrateur : Nécronion
Ma mère qui voulait me parler, voilà quelque chose d’original. Je me demandai même si je ne préférai pas quand elle m’ignorait. Je sentais que quelque chose de mauvais aller se produire. Vi m’avait conduit dans sa maison dans le cœur d’une forêt si dense que nuls humains n’oseraient s’y aventurer. Elle vivait dans cette maisonnette au-centre de la seule clairière de ces bois ; j’étais inquiet, personne ne pourrait venir à mon secours.
Elle s’assit sur un tabouret, ainsi elle me faisait face. Je me sentais petit, et ce n’était pas que parce qu’elle était plus grande que moi. Elle me dévisageait avec ses yeux verts pareils aux miens. J’en étais effrayé et pourtant, je soutenais son regard avec force.
Vitae s’exclama, « Mon cher fils ça faisait longtemps !
- Pas assez longtemps à mon goût. », répondis-je agacé.
« Je vois ça… D’ailleurs, il se pourrait bientôt que tu aies un beau-père. Je me devais de te l’annoncer.
-Théodore ? C’est parce que qu’il est si facilement manipulable ? (Je la dévisageai surpris.)
- Non ! Ne sois pas idiot ! (Elle sembla vexée. L’aimait-elle donc vraiment ? J’avais dû mal à croire qu’elle puisse aimer un autre qu’elle-même.) D’ailleurs depuis quand tu te soucies de ce genre de chose ?
-Depuis que je suis un être humain et que j’ai failli mourir. Au fait, c’est un peu de ta faute. (Je la toisais fièrement.)
-Oui, mais en parlant de ça, je trouve cela étrange que tu aies survécu à ses blessures. Tu aurais dû mourir… (Quelle blessure exactement ? Les siennes ou celles faites par son petit chien de compagnie.) Pourtant, tu n’es plus des nôtres et tu n’es pas un esprit.
- C’est donc pour ça que tu voulais me voir. (J’étais aussi perturbée qu’elle.) Tu me voulais mort et tu m’as eu vif. Ironie du sort, me veux-tu ? Me voilà ! (Elle me dévisagea agacée par mon sarcasme.)
-Certes… (Elle eut un tel regard noir que je regrettai presque de l’avoir provoqué.) Je crains une seule chose, c’est que Théodore s’empare du pouvoir trop tôt, j’aimerais que tu le fasses temporiser. (Pardon ? En plus, il voulait tuer son meilleur ami. Le petit élu, ne te conviens plus… Traîtresse…)
-Tu places ton nouvel aimé à des bons postes. Enfin, pourquoi penses-tu qu’il ferait une pareille chose ? (Je m’inquiétais malgré moi pour ce noble souverain qu’était Léandre. Il avait bonne âme, il m’était infiniment plus sympathique que ces deux-là.) Pour le pouvoir ? Tu veux dire… Tuer Léandre.
-Oui. (Elle me sembla affligée.) Placer un immortel au pouvoir aurait été génial, mais cet idiot de souverain a refusé. (Vi se redressa. Ah, j’ai compris, tu hais ceux qui sont indépendants de tes volontés comme moi.) Cela dit, mon Théodore est tout à fait le candidat idéal. Il veut ce pouvoir, je le sens.
- Oui… J’ai senti sa jalousie tout à l’heure. (J’en avais eu l’impression quand il m’a planté de son épée, et quand il eut parlé à Horacétius un peu avant.) Il va finir par faire quelque chose de regrettable… (J’avais pitié de lui, je voulais l’aider. Lui aussi, avait eu une triste vie familiale.) Si je le convaincs pour toi, ma très chère mère, aurais-je le droit de vivre ma vie ?
- Bien sûr… Mais qui t’entretiendra ? Après tout, tu n’es qu’un outil pour Horacétius. Quelle expression tu tires là, tu ne me crois pas ?! (Je le savais, mais ça me faisait toujours aussi mal.) Allons, je suis aussi au courant de ta petite amourette avec Nat, les esprits sylvestres ont un peu jasé. (J’étais décomposé de l’intérieur.) D’ailleurs, ça ne me surprend pas, elle m’avait autrefois demandé des conseils pour attirer ton regard. Cependant, je crois que c’est un petit jeu pour elle, tu la connais après tout. Elle te virera quand elle en aura fini avec toi.
-Arrête de mentir !!! (Je pleurai de chaudes larmes et si elle disait la vérité après tout. Horacétius avait de quoi me détester, je le savais. Il ne s’en est jamais caché en plus. Naturae, me trahir ainsi… Je me sentais indésirable pour tous désormais.)
- Demandons à Horacétius, ce qu’il fera de toi, si tu refuses ton titre de dieu. Tu te rappelles, tu l’as condamnée à de grandes souffrances s’il mentait. Il devrait donc dire la vérité en théorie. », dit-elle avec un ton glacial qui me fit trembler comme le plus froid des hivers.
Elle claqua des doigts le convoquant ainsi devant elle. Il était libre de refuser de répondre à son appel, mais je savais qu’il le ferait. Il serait bien trop curieux sur la raison de cette convocation. J’aurais aimé me tromper, il parut devant moi, Horacétius me fixait de ses yeux bleus perçants. J’eus une réaction de peur, car j’avais l’impression qu’il était en colère. Est-ce qu’il était fâché, car il croyait que j’avais fait une bêtise ? Ou est-ce la première fois que je le réalisais ? Il me hait avec le fond de son cœur, une haine incurable, j’ai été aveugle, de penser qu’un jour, il puisse me pardonner… Quel idiot !
Il voulut demander quelque chose, mais je le pris de cours lui et ma mère.
J’énonçai haut et fort, « Me hais-tu du fond de ton âme, Horacétius ?
-Comment ne pas te haïr ? (Il me regardait furieux, il avait un air qui me donnait l’impression qu’il allait se moquer de moi.) Tu m’as maudit ! Tu n’as toujours cherché qu’à me nuire, tu penses sincèrement que je ne puisse pas te haïr. Combien de fois, te l’ai-je dit en plus ?!
-Je suis désolé… (Je ne pouvais plus lui dire ça, je lui avais dit déjà mainte foi. C’était vide sens maintenant.)
- Tu crois que ça suffira à te faire pardonner ?! (Il me saisit à la nuque.) J’ai discuté avec Théodore, il me semble tout à fait compétant pour te remplacer finalement. Tu es devenu inutile. »
Il me serrait si fort le cou que je n’arrivais plus à parler. C’était donc cela ma fin ? Mourir de la main de ceux que j’ai fait souffrir… Je donnerais tout pour me faire pardonner et pouvoir rattraper mes erreurs, mais pitié, laissez-moi vivre encore un peu ! Il sortit un lacet, il voulait me briser la nuque c’était évident. Je suppliai Horacétius du regard, mais il m’ignora. Il m’immobilisa avec sa magie, il me passa le lacet autour du cou, je n’aurais jamais cru mourir un jour, et encore moins comme ça. Il serra le fil, je n’essayai même de résister, je m’étais résigné à mon sort.
Je sentis des larmes couler sur mon visage, j’ouvris les yeux, j’étais dans un lieu étrange, le ciel était d’une couleur étrange, je ne saurais pas dire laquelle, mais c’était magnifique. Un rose délicat, des nuages bleutés des aurores boréales dans le ciel, j’avais l’impression d’être dans un autre monde. Nous n’étions pas sur terre, pourtant ce n’était pas non plus dans le monde des morts. Je finis par réaliser que ce n’étaient pas mes larmes qui me tombaient dessus. C’était une femme qui pleurait sur moi.
Je demandai confus, « Pourquoi es-tu si triste ?
-Mes enfants vont détruire mon monde… (Quoi ?) Ils se moquent que les humains vivent en paix… Les dieux les méprisent, il doit y avoir un dieu de l’humanité qui soit de leur côté.
-Qui es-tu ? (Je la dévisageai avec intensité happée par sa beauté.)
-La Terre… (Attendez, quoi !) Pauvre petite créature, tes semblables t’ont rejeté et un esprit t’as brisé le cou.
- C’est ma faute, j’ai fait de sa vie un enfer. », dis-je en assumant pleinement ma faute.
Elle se tut, elle jouait avec mes cheveux. Elle était magnifique, sa chevelure était incroyable, elle était comme une galaxie. Des étoiles, des nébuleuses, tout un tas d’astres étaient représentés dans celle-ci. Ses yeux étaient comme des gouffres dans lesquels on sombrerait avec joie. Aucun être, aucune chose ne serait plus belle qu’elle. Elle ne ressemblait en rien à la terre, elle était plutôt la déesse monde, la créatrice même de l’univers. L’être, le plus puissant que l’on puisse espérer rencontrer.
J’articulai, « Tu es la déesse monde…
-Oui, Nécronion… (Sa voix était si douce, que l’entendre m’apaisait.) Tu es beau, tu es gentil, tu seras le dieu de l’humanité. Tu es le seul qui connaît le vrai visage de tous ces dieux. », déclara-t-elle avec douceur.
Elle m’embrassa sur le front, elle était plus tendre que Nat, mais, en effet, je n’étais qu’une passade pour elle après tout. N’importe, j’étais sûrement mort, ça n’avait plus grande importance, désormais.
Elle scruta l’horizon avant d’ajouter, « Tu vas bientôt rejoindre ton monde… Arrête Théodore, il va tuer Léandre, il était le parfait souverain, il a réussi à réunir tous les royaumes. (Elle se remit à pleurer.) L’autre sera un immonde tyran, il va tous les diviser. »
J’essuyai ses larmes de ma main, je me promettais que j’allais l’aider, je ne voulais pas la voir à nouveau pleurer. Je sentais que j’allais bientôt retourner parmi les vivants, je ne voulais pas quitter ce monde, il était tellement magnifique. Je ne voulais pas la quitter, elle. C’était donc ça que le coup de foudre ? L’amour, peut-être ? Quoique c’était un peu prématuré…
Elle me murmura à l’oreille, « Bonne chance, on se reverra bientôt. »
Je me réveillai sur terre avec encore l’écho de ses mots à mon oreille. Je pouvais encore percevoir son image, je tendis ma main vers le ciel nocturne. On se reverrait bientôt voilà la seule chose qui hantait mon esprit.
Une voix me sortit de ma rêverie, « Je refusais de croire mes sens qui me disait que tu étais revenu parmi nous. Surtout après que je t’ai brisé la nuque et que ta mère m’a demandé de me débarrasser de ton corps, mais j’avais tort il semblerait.
-Horacétius… », articulais-je étonné.
« Oui, explique-moi, si tu le sais, comment es-tu revenu d’entre les morts ?
-J’ai fait une magnifique rencontre, la déesse monde elle-même… (Mes yeux brillaient de passions, il avait l’air de me prendre pour un fou.) Elle m’a confié une mission, arrêter Théodore, car il va tuer Léandre. Je ne la décevrais pas.
-Et comment, comptes-tu le faire sans magie ou pouvoir quelconque ? (Je sentais son regard moqueur bien qu’il fût hors de mon champ de vision.)
-Je ne sais pas, mais tu m’aideras. (Je le dévisageai en me retournant, et il détourna le regard.)
-Comment peux-tu en être aussi sûr ? (Il avait l’air plus circonspect qu’énervé.)
-Léandre, ce noble roi, tu l’as élevé, n’est-ce pas ? Tu ne le laisserais pas mourir tout de même. (Je savais qu’il l’aimait et qu’il ne l’abandonnerait pas.)
-C’est étonnant que tu dises ça, alors que ta mère s’est réjouie que je te tue devant elle. (Il me prenait en pitié, je le voyais à son visage quand je me tournai vers lui, ça me touchait.) Mais tu as raison, je le protégerai ce jeune homme.
- Il est chanceux. », dis-je un peu jaloux.
Ça me faisait pleurer de songer, qu’il avait des personnes qui l’aimaient autant. Personne n’a jamais voulu me protéger. Ça n’avait pas d’importance, les autres ne m’aiment pas et bien tant pis je m’aimerais au moins moi. Les étoiles étaient magnifiques, elles me rappelaient les cheveux de celles que j’avais rencontré. Elle avait le visage si doux, j’aurais aimé que ce moment dure plus longtemps, que l’on continue de se découvrir l’un l’autre. Ces cheveux j’aurais souhaité pouvoir les caresser, que nos lèvres puissent se rencontrer.
« J’entends toutes tes pensées ! Arrête de fantasmer ! », cria Horacétius.
« Laisse-moi ma vie privée ! Je suis sûr que toi-même tu fantasmes sur Ludie parfois ! (Comment osait-il envahir mon intimité ce guignol ?! Voulait-il savoir si j’étais sincère dans mes paroles ?)
-Oui, sauf qu’elle est atteignable, toi par contre tu t’accroches à l’intangible et l’ineffable.
-Non, on se reverra elle l’a promis. J’y crois-moi. (Je fermai les yeux.) Les humains rêvent, n’est-ce pas ?
- Oui, pourquoi cette question ? (Horacétius semblait sincèrement perturbé.)
-Pour rien… C’est juste que j’ai peur des cauchemars.
-Tu es un vrai enfant ! Non, je ne devrais pas m’énerver après tout, les dieux ne rêvent pas. (Il se tut quelques secondes.) Tu sais quand Léandre était petit, il avait peur du noir, alors pour le rassurer, j’étais obligé de le laisser dormir avec moi. (Il vint s’assoir à mes côtés.) Je peux faire de même si tu veux.
- Tu es trop bon, je ne le mérite pas. (Je le pris tout de même dans mes bras.)
-Tu agis de façon totalement contradictoire. (Il posa sa main sur ma tête avec une tendresse toute paternelle.) Ce n’est pas grave, je reste si tu le désires. (Je souris en pensant à l’ironie de la situation.)
-C’est drôle que le type qui s’occupe le plus de moi est le même qui m’a brisé la nuque avec un lacet. (Je vis une ombre de tristesse et de colère passer dans son regard.)
-C’est Vi qui m’a forcé, elle m’a appelé pour te tuer. Je savais que si je refusais, elle allait me faire souffrir encore. (Il avait mal, je le voyais à son visage. Mentait-il ? Était-ce autre chose ?)
-Nous sommes tous deux très doués pour faire souffrir et manipuler. (Il parut fâché.) Pauvre Théodore, il va en faire les frais. Je voulais l’utiliser pour empêcher que se réalise ce que les dieux avaient promis. (Je me sentais mal pour ça.) Maintenant, ma mère va le placer comme pion immortel à la tête de son empire quoiqu’elle l’ait appelée mon futur beau-père… (Je me serrais d’autant plus fort contre Horacétius.) Elle va peut-être l’épouser, qui sait. L’ironie est que je crois qu’elle l’aime bien avec sincérité ! »
Je riais jaune rien qu’en y pensant. Horacétius me tenait dans ses bras tendrement. Je fermai les yeux en espérant trouver la paix dans le sommeil. J’avais tort, si tort, un souvenir revint me hanter. La sincère peur que j’eus quand Théodore m’avait transpercé de part en part avec son épée. Le sang qui avait rempli ma cage thoracique, qui était remonté jusque dans ma bouche et qui m’empêchait de respirer. Le regard terrifiant et mauvais de Théodore posait sur moi, ses propos méprisants. J’étais dévoré par la panique, lorsque Horacétius tout aussi paniqué m’avait regardé comme si j’étais condamné. Nat était intervenue, mais ses plantes n’auraient pas pu me sauver. Alors, qui l’avait fait ? Avant de m’évanouir, j’avais cru voir quelque chose. Cependant, je n’eus pas le temps d’analyser la situation que le souvenir se rejoua encore et encore.
N’importe à force de revoir la présence qui m’avait sauvé, j’avais pu reconstituer tous les détails que j’avais perçus. Je crois que c’était la déesse monde, c’était la seule chose qui m’aidait à tenir pouvoir la revoir dans la répétition de ce souvenir atroce. Je finis par sentir comme quelque chose qui me serrait dans ses bras avec tendresse. Je m’y raccrochais, je finis par comprendre que cela était Horacétius, il faisait donc ce qu’il avait dit qu’il ferait. Je me sentais soulagé. Le cauchemar me laissa tranquille, je n’avais pas à revivre à nouveau cet évènement.
Je me retrouvai cette fois dans une plaine. Le ciel était rouge couleur sang. Intrigué, je continuai à regarder de toutes parts. Je remarquai au loin des sortes de pierres tombales, je m’approchai et lut les noms inscrit dessus, j’en connaissais certains, d’autre non. Il y en avait tout un champ, non même plus qu’un champ, une plaine entière. J’étais perplexe, je ne comprenais pas bien. Qu’était-ce ce cimetière à ciel ouvert ?
« On se retrouve enfin ! », cria une voix.
Je me retournai vers celle-ci et articulai surpris, « Théodore !
- Oui, tout ça c’est de ta faute… (Je… Quoi ? Non !) Ils m’ont affronté à cause de toi ! Tu m’as obligé à les tuer.
- Alors, c’est une vision du futur… (Je regardai le sol et tous ceux qui avaient péris dans les noms des tombes.) J’espère me tromper, je te le promets, je te sauverais, je refuse que tu aies à souffrir de ce crime.
- C’est vrai ? (Il explosa en larme.) Très bien, alors, honore-la. », cria-t-il avec ferveur.
Je me réveillai, ces derniers mots qu’il m’avait dits, c’était comme si je parlais au vrai Théodore et non à une vision. J’entendais le souffle d’Horacétius contre mon oreille, je n’avais pas envie de continuer à dormir, malgré sa présence rassurante. Le cheval de celui-ci vint me mettre un coup de naseau. Je ne comprenais pas ce qu’il me voulait, il me remit un coup puis montra l’épaule de celui-ci. Je la découvris agacé par le comportement de cet animal.
Je reculai horrifié. Voilà, donc la punition que Vi lui avait infligée pour m’avoir sauvé de la furie de ma mère quand elle m’avait pris mon titre. Elle était la déesse de la vie, elle était cruelle, elle utilisait ses pouvoirs pour prendre l’énergie vitale des autres. C’était douloureux, j’en avais fait l’expérience une fois ou deux ou plus, j’avais préféré oublier, pour un immortel comme moi ou Horacétius, ce n’était pas mortel, ainsi la souffrance pouvait se prolonger aussi longtemps que cette garce le désirait. Sur son épaule, il avait la marque de ce sort, ainsi elle pouvait le réactiver quand cela l’amusait. Je me demandai bien, comment il ne devenait pas fou avec tout ça ?
J’eus un cri de surprise à la vue de ça.
Il remonta sa manche et marmonna, « Tu ne devrais pas regarder ça… Tu te fais du mal.
-Certes… (Il se tourna vers moi.) J’ai fait un cauchemar, enfin, plusieurs. Puis-je te raconter ?
-Vas-y si ça te fait plaisir.
- En fait, le premier n’a pas d’importance, je digère seulement mal les épées. (Il rit à mon ironie.) Le second est plus étrange, je me suis retrouvé dans un champ, il était rempli de tombes, puis Théodore est apparu, il a dit que tout ça c’était de ma faute. Je… Je… Je ne veux pas ça, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose d’aussi horrible. La mort, je ne dois pas la donner ainsi, elle ne vient que lorsque son heure est venue.
- On empêchera la catastrophe ! (Il se releva comme motivé à se battre.) Il ne doit pas tuer Léandre. Au fond, tu as le cœur pur Nécronion. Tu étais seulement égaré par la haine. (Il avait une confiance naïve en moi.)
- Malheureusement… », dis-je sinistre.
Horacétius, c’est toi qui as un cœur trop pur. Tu me pardonnes mes erreurs bien trop facilement, tu es trop bon. Tu es le père, le parent que j’aurais dû avoir. Celui qui m’aurait guidé vers la lumière. Léandre, sache que tu es béni d’avoir eu un être qui t’as donné tant d’affection. J’aurais voulu la même chose.
Fondation d'un Royaume
- 1 - Légende d'une fondation
- 1 - Prologue
- 2 - Chapitre 1 : Théodore Naissance d’un chevalier « Blanc »
- 3 - Chapitre 1 : « Alexandre » La sagesse du souverain guerrier
- 4 - Chapitre 1 : « Charles » Naissance d’un souverain au cœur de « pierre »
- 5 - Chapitre 1 : Léandre, Devenir un noble souverain
- 6 - Chapitre 2 : « Alexandre » Organiser un mariage royal
- 7 - Chapitre 2 : « Léandre » Rencontrer la femme de sa vie
- 8 - Chapitre 2 « Charles » Noble souverain inquiet de l’avenir
- 9 - Chapitre 2 : « Théodore » Trouver sa place
- 10 - Chapitre 3 : « Léandre » Réunir une élite de chevalier
- 11 - Chapitre 3 : « Charles » Celui que l’on nommera le chevalier du peuple
- 12 - Chapitre 1 : « Argine » Nécronion, dieu de la mort
- 13 - Chapitre 1 : « Grégoire » Prouver sa valeur
- 14 - Chapitre 4 : « Charles » Affronter le dragon et la fureur des chevaliers
- 15 - Chapitre 1 : « Horacétius » « Corrompu » par les ténèbres
- 16 - Chapitre 3 : « Alexandre » Au passé, au présent et à l’avenir
- 17 - Chapitre 1 : « Ali » Colère infortunée
- 18 - Chapitre 4 : « Léandre » À la croisée des chemins
- 19 - Chapitre 4 : « Alexandre » La femme araignée
- 20 - Chapitre 2 : « Argine » Les malheurs de Théodore
- 21 - Chapitre 3 : « Théodore » La voie du cœur
- 22 - Chapitre 2 : « Horacétius » Les démons de Nécronion
- 23 - Chapitre 1 : « Antonin » La nouvelle mission
- 24 - Chapitre 4 : « Théodore » Le chevalier blanc au cœur noir
- 25 - Chapitre 3 : « Horacétius » Le cœur de Nécronion
- 26 - Chapitre 1 : « Nécronion » Le début de la corruption
- 27 - Chapitre 5 : « Léandre » Accomplir sa destinée à tout prix
- 28 - Chapitre 2 : « Grégoire » Jeux de cour, jeux du cœur
- 29 - Chapitre 4 : « Horacétius » La descente aux enfers
- 30 - Chapitre 5 : « Charles » Jeux de dupes
- 31 - Chapitre 3 : « Grégoire » La menace du cœur
- 32 - Chapitre 3 : « Argine » Inquiétude
- 33 - Chapitre 2 : « Ali » Feu de la passion belliqueuse
- 34 - Chapitre 5 : « Théodore » Parangon des chevaliers blancs
- 35 - Chapitre 2 : « Nécronion » Un dieu doit tomber pour qu’un autre puisse s’élever
- 36 - Chapitre 3 : « Ali » Obscurité et complot
- 37 - Chapitre 4 : « Argine » Choisir le remplaçant de Nécronion
- 38 - Chapitre 6 : « Léandre » Le conseil des trois
- 39 - Chapitre 2 : « Antonin » L’art de la diplomatie
- 40 - Chapitre 4 : « Horacétius » Le nouveau dieu de la mort
- 41 - Chapitre 5 : « Alexandre » Le repas de dupes
- 42 - Chapitre 6 : « Théodore » Problème Paternel
- 43 - Chapitre 3 : « Antonin » Les alliances
- 44 - Chapitre 3 : « Nécronion » Duel de conviction
- 45 - Chapitre 7 : « Léandre » La trahison
- 46 - Chapitre 5 : « Horacétius » Le démon au visage d’ange
- 47 - Chapitre 6 : « Charles » La dispute
- 48 - Chapitre 4 : « Grégoire » Suspicion et doute
- 49 - Chapitre 7 : « Théodore » Jalousie et descente en enfer
- 50 - Chapitre 4 : « Antonin » Ce qu’il aurait pu être…
- 51 - Chapitre 4 : « Nécronion » Affronter sa destinée
- 52 - Chapitre 7 : « Léandre » Le cœur de la vengeance
- 53 - Chapitre 6 : « Alexandre » De mal en pis
- 54 - Chapitre 5 : « Argine » L’amour a ses raisons que tous ignorent !
- 55 - Chapitre 8 : « Théodore » Spirale infernale
- 56 - Chapitre 4 : « Ali » Les secrets
- 57 - Chapitre 8 : « Léandre » Dieu de la paix
- 58 - Chapitre 5 : « Nécronion » Le monde, mon seul amour
- 59 - Épilogue :
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