Narrateur : Alexandre
Enfin de compte, nous avions lui et moi trouver un arrangement, il avait une bonne âme, une âme droite alors, j’avais enfin accepté, qu’il se joigne à nous, dans notre sorte de table ronde pour la paix. Nous avions d’ailleurs écrit une lettre à Léandre pour l’en informer et le rassurer en disant que nous avions réglé l’affaire nous-mêmes. À dire vrai, la confession que je lui avais faite, il y a deux jours, m’avait fait réaliser que je le jugeai trop durement en voulant le protéger. Nous avions préparé notre départ pendant trois jours d’affilée, traverser le désert serait une mission complexe, la chaleur était abattante, le risque de se perdre était important, et de mourir de soif aussi. Rien de bien plaisant, comme en sort en soi. Avant que nous puissions partir pour retrouver Léandre, Omar, le roi des Terres Du Sud souhaitait nous confier une mission.
Nous rendîmes donc tous dans la salle du trône. Il l’avait fait construire dans une grotte en profondeur pour s’abriter de la chaleur accablante. Il y avait une petite source d’eau à l’intérieur, alors pour montrer leur puissance, ils avaient voulu la dompter, ainsi, ils avaient creusé deux bassins à côté du trône et ils l’utilisaient pour les alimenter. Cependant, ils avaient été rusés, l’eau venait de derrière le siège du pouvoir, dans leur grande technique, ils prenaient ce même objet afin de cacher, celle-ci et donnait l’impression que les vasques se remplissaient seules. Un peu comme si leur souverain contrôlait l’eau. En parlant de celui-ci, il avait une posture noble, mais le trouble pouvait se lire sur son visage. Quelque chose de grave avait dû se produire et cela m’inquiétait d’autant plus, car il n’était pas homme à s’inquiéter pour rien. Il avait des yeux bleus perçants qui surmontaient un visage sévère à la peau matifiée par le soleil. Ses cheveux bruns tombaient sur sa face, un peu en bataille, il avait toujours l’air d’avoir fourni un grand effort, je ne savais pas si c’était de l’apparat pour se donner un air travailleur ou si c’était la réalité. Cependant, je pouvais concevoir pourquoi ils le nommaient la Panthère Du Désert, il avait l’air d’être fait tout en muscle et d’être rapide comme l’éclair. Je n’aurai pas envie de l’affronter dans un combat singulier et je plaignais ses ennemis ou ses partenaires d’entrainement.
Il déclara en nous voyant arriver, « J’ai besoin de votre aide pour éliminer un monstre qui ravage nos terres. Je pense qu’un soutien extérieur ne serait pas de refus et montrerait votre désir d’allier nos deux royaumes.
- Quel genre de monstre dois-je affronter ? », répondis-je avec sérieux.
« Les survivants disent avoir rencontré une femme araignée. (Il fit une pause et l’horreur même pouvait se lire sur son visage.) Ils ont dit… Qu’elle mangeait des Hommes.
- … Je l’affronterais, s’il le faut… », dis-je un peu secoué par cette révélation.
J’étais troublé par l’entente de cette chose terrible, un monstre anthropophage1, il était définitivement extrêmement dangereux, il fallait l’éliminer avant qu’il ne mange des enfants, des innocents, des êtres sans-défenses. Quelle horreur ! Rien que d’y penser, je m’effrayais seule, de ne pas réussir à le vaincre.
Ali s’exclama, « Je lui viendrai en aide, mon père ! Il ne peut pas affronter une créature pareille tout seul !
- Non, je te l’interdis mon fils. », répliqua-t-il furieux.
« Pourquoi ? Cela me donnerait une occasion de faire mes preuves. (Ils se défiaient tous deux du regard.)
- J’en ai décidé ainsi, voilà la seule raison légitime. », dit-il en nous faisant signe de partir.
La réunion s’acheva là, sur une ambiance maussade et de conflit. Le pauvre Ali semblait vouloir insulter son père de tous les mots, et parmi les plus cruels qu’il aurait pu avoir en tête. Cependant, il devait l’aimer assez ou le respecter suffisamment pour ne pas le faire. Il m’abandonna sans-même me dire quoique ce soit, tant il était courroucé. Un guide devait m’emmener dans la zone où était le monstre, c’était la seule aide qu’avait accepté de me donner le roi. J’avais presque l’impression qu’il m’envoyait dans une mission suicide, j’espérais me tromper. Peut-être sous-estimait-il la menace ?
J’avais récupéré mes affaires dans ma chambre mon armure et mon épée, et j’avais demandé qu’on aille transmettre au guide ce que nous avions préparé pour notre voyage retour afin de l’utiliser pour notre mission de chasse au monstre. Je descendais les marches en grès, afin de retrouver mon compagnon de route, j’étais soucieux, je n’étais plus exactement, de prime jeunesse, soixante-dix, enfin, bientôt, cela commençait à me faire un peu mal, de l’avouer, mais je n’étais pas non plus en état de courir comme un jeune homme. Je découvris alors mon guide en atteignant les bas des marches qui menait directement à la porte arrière par laquelle nous devions partir, il se cachait le visage et il avait un cheval qui était noir comme la nuit. Il tenait mon coursier, Myriade, de sa main gauche, je l’avais nommé ainsi, car sa robe grise pommelées donnait l’impression qu’il était couvert de petites étoiles.
Mon guide me tendit les rênes sans un mot. Je me demandais pourquoi il était si taciturne. Je me hasardai à lui demander son nom. Il ne répondit pas ou il m’ignora, je ne saurais pas dire.
Je lui dis tout de même, « Moi, je me nomme Alexandre. »
Il grommela, « Yanis.
- Où allons-nous ? (Il me regarda de travers, enfin, je le croyais, ses yeux, je les voyais à peine à travers les bandes de tissus, qui couvrait sa face.)
- Quelque part… » maugréa-t-il.
Je compris à sa réponse qu’il ne souhaitait pas continuer cette conversation. Sa voix me disait cependant quelque chose. Elle sonnait même contrefaite comme si elle se faisait plus grave qu’elle ne l’était réellement. Je me méfiais donc, s’il se sentait le besoin de se cacher. Cela expliquait aussi pourquoi il ne voulait pas me parler ou tout du moins qu’il essayait de réduire les échanges au strict minimum, il ne souhaitait pas que je m’en aperçoive, cependant soit qu’il était mauvais acteur, soit que j’eusse beaucoup de prescience, mais il n’avait pu me duper.
Le voyage se passait bien, le trajet avait été bon, nous avions réussi à éviter les tempêtes de sable, nous avions même trouvé une petite oasis sur le chemin après que nous nous étions égarés, car la route avait été abimée par le déplacement du sable. Fort heureusement, cela nous avait permis de nous réapprovisionner en eau, et de retrouver une autre voie qui avait été balisée afin de pouvoir nous rendre dans la ville que nous devions atteindre.
Myriade renâclait depuis que nous étions arrivés. Il devait sûrement sentir la menace. Il est vrai qu’il planait une aura mortifère autour de ce village. Mon guide interrogea les habitants qui me paraissaient exténués afin de savoir où vivait exactement ce monstre. Moi, de mon côté, je faisais boire nos chevaux qui en avaient grands besoins. Je contemplais le hameau, c’était un beau lieu, mais l’ambiance était morose. Les locaux avaient l’air de craindre quelque chose. Le vent projetait des grains de sables dans mes yeux, j’espérais que la créature vivait dans un lieu à l’abri du vent. Enfin, c’était un espoir de bien dans le mal, dans le fond mieux vaudrait qu’il n’y ait tout simplement pas de monstre. C’était un espoir vain et futile…
Yanis se dirigea vers moi et m’expliqua laconique, « Le monstre vit dans une caverne dans le canyon au milieu du désert.
- Très bien, nous irons là-bas, demain. », dis-je en imitant son langage bref.
- Pourquoi pas maintenant ? », répondit-il haineux.
- Yanis, je pense que Myriade a besoin de repos et votre cheval aussi.
- Très bien ! »
Il partit vert de rage, je ne m’en souciais cependant pas, j’étais plutôt préoccupé par ce monstre.
Le soir tombait, le crépuscule nous dardait de ses derniers rayons de soleils qui venait mourir dans l’horizon lointain, derrière les montagnes qui se perdaient dans le désert. Si j’avais été poète, j’aurais pu y donner des vers, composer quelques odes à la beauté crépusculaire magnifiée par le désert. Ah, mais moi, j’étais guerrier et je ne pouvais qu’apprécier sans pouvoir raconter, les mots bien arrangés me sont des domaines si étrangers. Enfin, cela ravissait une vieille âme comme la mienne et cela était suffisant, cela sera mon plaisir égoïste que je ne pourrai partager avec un autre, et je me sentais enorgueilli d’avoir le privilège de pouvoir contempler ce petit bout de crépuscule.
La nuit était fraiche, je n’arrivais pas à dormir, quelque chose me donnait du souci. Je sortis et je décidai d’aller voir mon cheval, Myriade, c’était un bel étalon et sa compagnie m’était cher et même s’il ne parlait pas, il était plus bavard que mon guide. Je saisis une étrille et commençais à retirer la poussière et le sable qui étaient pris dans ses poils. Il était nerveux et semblait agités comme s’il sentait une menace. J’essayai de le rassurer, mais rien ni faisait. Je ne savais plus quoi faire, cela devenait inquiétant même pour moi, c’est que cette brave bête, avait de meilleurs sens que moi, il devait voir ce que je ne voyais pas. J’entendis du bruit à l’extérieur de l’écurie sommaire de l’auberge de passage où nous étions logés.
Je me précipitais dehors et vis une femme à la peau noire couleur araignée et aux cheveux blancs pareilles aux files d’une toile de ces mêmes bêtes. Elle avait les yeux rouges, qu’elles avaient en huit exemplaires d’ailleurs, ce devait être elle, le monstre. Elle avait des mandibules aux commissures de ses lèvres, elle était terrifiante, un être tout droit sortie d’un de nos pires cauchemars. Je voyais mal dans la nuit, ainsi, je n’arrivais pas à voir s’il avait une paire ou deux de bras en plus.
Elle me regardait en disant, « Je voulais savoir à quoi ressemblait celui qu’ils ont envoyé pour me traquer et je tombe sur un vieillard. (Elle me toisait comme offensé.) Je dois admettre que je suis dégouté de devoir manger de la vieille carne !
- Je ne suis pas si vieux ! », répondis-je vexé.
« N’importe ! Si tu m’affrontes la vielle carne, tu vas finir comme les plus jeunes ! (Elle se vantait de ses crimes, mais avec une sorte de fausse vanité, qui me perturbait.)
- Quelque chose me dit que vous ne cherchez pas le combat… Je n’ai jamais entendu parler des vôtres, vous devez être rare. », dis-je en la narguant.
Elle eut l’air de verser une larme ou deux, il semblerait que le sujet soit sensible. Cela me parut intéressant. Il fallait me renseigner, y avait-il plus de ces créatures ? Étaient-elles toutes aussi dangereuses ?
Elle répondit en me toisant, « Tu es d’une intelligence rare pour un humain. (Si je suis intelligent, ceux qu’elle a rencontré était vraiment le fond du panier, ou alors, elle n’avait jamais pris la peine de parler à qui que ce soit.) En effet, disons que… Je suis la dernière de mon espèce. Je… Je fais tout pour garantir notre survie en tant que dernière.
- Cela étant pourquoi avoir installé votre terrain de chasse aussi près des habitations… Vous vous douterez bien que votre voisinage ne leur serait pas plaisant. », conclus-je d’autant plus intrigué
Elle baissa les yeux et fit apparaître des pointes aux bouts de ses doigts semblable à des crochets d’araignées. Elle voulait se battre c’était certain. J’étais bien ennuyé, car je n’avais pas mon épée sur moi, elle était dans ma chambre, je n’avais pas spécialement prévu cela. Elle se jeta sur moi et je l’esquivais de justesse.
La femme araignée me lança, « Tu es bien conservé l’ancêtre ! Les ans n’ont pas atteint tes réflexes ! »
Je n’eus pas le temps de répondre qu’elle me prit de courts et me piqua avec ses crochets. Elle souriait vilement et je sentais bien que quelque chose de mauvais aller se produire. Une certaine paralysie me gagnait… Qu’elle soit maudite !!! Mes jambes me lâchèrent et je m’écroulais au sol. Je ne pouvais même plus me défendre, la femme araignée se rapprocha de moi. Son poison était redoutable, il n’avait même pas fallu une minute pour que la paralysie atteigne le bas de mon corps, et qu’elle se répande aux membres supérieurs. C’était une fin tragique de se voir mourir à petit feu ainsi, ou même pire encore se voir être mangé sans ne pouvoir rien faire.
Elle me dit avec tendresse, « Ne t’agite pas, tu vas rependre le poison encore plus vite dans ton organisme. (Elle s’apprêta à me piquer à nouveau avec ses doigts griffus.) Je vois à ton regard paniqué que tu te demandes ce que je vais te faire. Rassure-toi, c’est pour que ce soit moins douloureux. »
Rapidement, je ne sentis plus rien, plus de douleurs ou même d’agitations dans mon âme. Pourquoi ? Qu’allait-elle me faire ? N’étaient même plus des questions qui me traversaient l’esprit. Je commençai à tomber dans les bras de Morphée, quand je la vis, aller chercher mon cheval Myriade.
Dans le vague, je me vis entouré de tous ceux que j’aimai même mon défunt frère. Était-ce donc ça la mort ? L’éternelle paix et les amis et aimés retrouvés ? Trop beau pour être vrai, la réalité m’a rattrapée, je n’étais pas mort telle était la vérité. La mort n’était pas ainsi voilà tout. Gwendoline, j’espère que tu ne souffriras pas trop de la disparition de ton vieux père. La bête avait d’autres projets pour moi cependant, pour ne pas m’avoir achevé dans mon sommeil. J’ouvris les yeux, j’étais dans une grotte, en regardant l’extérieur j’en conclus qu’on devait être dans le désert qui entourait le village, probablement dans l’antre de la créature.
J’entendis alors une voix railleuse, « Tu es réveillé, vielle carne ? Il faut que tu boives, si tu veux vivre. »
Je l’admets que j’avais la langue pâteuse et que je ne pouvais guère plus articuler quoi que ce soit. Elle me donna de quoi boire comme je n’avais pas encore bien récupéré la mobilité de ma main et que je n’arrivais pas à saisir la gourde correctement, elle m’y aida. Je me relevais à peine tant mon corps me faisait souffrir, il faisait encore nuit, il ne s’était pas écoulé beaucoup de temps, songeai-je. Je regardai mon étrange hôtesse, en me demandant bien pourquoi, j’étais encore en vie.
Je l'interrogerai, « Quel est le but de tout ça ?
- Disons que… Tu me plais la vieille carne, tu es peut-être plus capable que ces jeunes. (Elle me regardait d’une façon qui ne me plaisait pas beaucoup.)
- Capable de ?, » répondis-je circonspect.
« C’est gênant à exposer, vous voyez en tant que dernière de mon espèce, j’aimerais mettre fin à ma solitude. Si vous voyez ce que je veux dire. (Elle rougissait. Oh non, pitié ! J’étais trop vieux, pour ces bêtises.)
- Je sais que l’amour n’a pas de prix, cependant ça n’est pas une raison pour le donner gratuitement. (J’étais aussi gênée qu’elle, mais pour une autre raison.)
- C’est vrai que l’on se connaît à peine. (Non, tu crois ? Comme si c’était le seul problème…) Moi, les humains me nomment Araignée de temps à autre, alors appelle-moi Arai. Et toi ?
- Alexandre… Vous avez quand même une drôle de manière d’amener les choses. », dis-je mal à l’aise.
Mon pauvre Alexandre dans quelle embrouille tu t’étais mis ? Enfin, d’un autre côté, cela veut dire que je plaisais encore du haut de mes soixante-ans dix ans, même si c’était à une femme araignée. Enfin, j’aurais bien voulu apprendre cela dans d’autres circonstances. Arai n’était pas si laide, je ne sais comment, mais elle avait rentré ses mandibules et cela lui donnait presque un visage mignon, enfin, avec quatre paires d’yeux rouges.
Je demandai inquiet, « Et si je refuse que va-t-il m’arriver ?
- Je te mangerais comme les autres. (Je pris une expression horrifiée.) Je plaisante, bien sûr, ils s’exagèrent au village… Je n’ai mangé que ceux qui essayaient de me tuer. »
Elle m’aurait donc dévoré si j’avais échoué à la combattre, ça ne me rassurait pas. J’étais dans une position délicate, c’était une agression vile et basse que je subissais, mais si je voulais m’en tirer, il fallait que je récupère la mobilité intégrale de mon corps, et qu’elle ne me paralyse pas à nouveau.
Arai continua, « Tu te demandes, pourquoi je ne t’ai pas encore mangé ? Je te l’ai dit, tu me plais bien, tu as l’air d’avoir plus de force de caractère que ces jeunes.
- N’importe… Arai, tes mots ne me séduisent pas… Je veux ma liberté autant que toi, tu veux briser ta solitude alors… Faisons ce que nous avons à faire. », dis-je désespéré.
Je baissai le regard en prononçant ses mots, mais je voulais bien l’aider et puis c’était ma seule échappatoire. Elle avait l’air ravie par la situation, moi j’espérais simplement ne pas être mangé quand j’aurais fini mes affaires.
Un certain temps après j’avais accomplis un devoir que certains nommeraient conjugal, moi je n’avais fait que le nécessaire pour survivre. Je n’osais pas prendre le congé, et me sauvait. Je sentais son souffle chaud contre moi, si j’essayais de partir la vilaine pourrait essayer de me dévorer pour se venger. De toute manière, je ne saurais pas où aller et je mourrai en me perdant dans le désert.
Je vis l’aube se dessinait par l’ouverture de la grotte. J’entendis du bruit contre la pierre, je vis alors la figure familière de mon guide armé d’un cimeterre. Il me fit un clin d’œil et je compris son intention. Je le retins de ma main avant qu’il ne la décapitât. Elle se jeta sur lui et retira le tissu qui masquait son visage, je fus choqué de découvrir que c’était Ali qui se trouvait sous ce masque. J’arrêtai Arai, il semblerait que l’histoire se compliquait.
Le prince s’exclama, « Pourquoi aides-tu ce monstre, Alexandre ? »
Je répondis à sa légitime question, « Pour… Je ne sais pas pourquoi, mais une raison inconnue me dit qu’elle mérite de vivre.
- Tss…J’ai parlé aux habitants et je le reconnais que toutes leurs allégations semblent être fondées sur du vide. Son anthropophagie n’est peut-être qu’une rumeur, après tout, mais dans le doute, mieux vaut prévenir que guérir. »
Arai ajouta, « J’admets n’avoir jamais démenti leur allégation afin de me protéger des habitants du village. C’est que je ne suis pas la dernière des araignées anthropomorphique pour rien. Je trouvai ça drôle aussi, qu’il puisse penser un truc pareil, c’est trop stupide.
- Très bien, je t’accorde la vie sauve. Mais, enfin que son devenu ceux qui ont disparu ? », demandais-je.
- Ils ont quitté le village de ce que j’ai compris, j’ai trouvé une mère qui recevait des lettres de son fils que l’on avait pensé mangé. », répondit Ali à mon interrogation.
- Si j’apprends Arai, que tu manges de l’humain, alors je viendrais m’occuper de ton cas moi-même.
- Pas de problèmes ! Nous ne vous reverrons pas de sitôt et c’est bien dommage. », répliqua-t-elle presque déçu.
Nous quittâmes tous deux la grotte qui lui servait de demeure, elle avait pris avec elle, mon cheval Myriade pour me transporter, j’avais donc bien vu avant de m’évanouir donc, et Ali lui chevauchait un cheval que j’appris plus tard se nommer Lune.
On s’apprêtait à rentrer afin de rendre compte de notre mission quand Ali me demanda, « Qu’as-tu fait avec cette femme ? »
Je compris la question implicite et répondis, « Mon devoir… (Ce n’était peut-être pas la meilleure réponse.)
- Je n’en demandai pas plus. Je respecte ta discrétion, si tu n’as pas envie d’en parler. », dit-il avec sympathie.
Ainsi, après cette aventure nous dûmes nous rendre tous deux, au château de Léandre. J’y déposai Ali, Léandre était ravi de le recevoir en plus de pouvoir lui expliquer tout ce qu’il avait à savoir, sur leur projet. Moi, j’avais bien d’autres affaires régler dans mon royaume, Tolma. Arai, je ne pourrai jamais l’oublier et je n’ai jamais compris pourquoi. Ce n’était pourtant pas quelque chose de très plaisant comme expérience, peut-être, est-ce son désir d’une présence ? Après tout, c’est la dernière de son espèce, ne pouvoir pas se confier à qui que ce soit qui puisse nous comprendre. Ne pouvoir le faire avec un autre soi, cela devait laisser un goût amer dans l’existence. J’avais peut-être un peu trop d’empathie.
Fondation d'un Royaume
- 1 - Légende d'une fondation
- 1 - Prologue
- 2 - Chapitre 1 : Théodore Naissance d’un chevalier « Blanc »
- 3 - Chapitre 1 : « Alexandre » La sagesse du souverain guerrier
- 4 - Chapitre 1 : « Charles » Naissance d’un souverain au cœur de « pierre »
- 5 - Chapitre 1 : Léandre, Devenir un noble souverain
- 6 - Chapitre 2 : « Alexandre » Organiser un mariage royal
- 7 - Chapitre 2 : « Léandre » Rencontrer la femme de sa vie
- 8 - Chapitre 2 « Charles » Noble souverain inquiet de l’avenir
- 9 - Chapitre 2 : « Théodore » Trouver sa place
- 10 - Chapitre 3 : « Léandre » Réunir une élite de chevalier
- 11 - Chapitre 3 : « Charles » Celui que l’on nommera le chevalier du peuple
- 12 - Chapitre 1 : « Argine » Nécronion, dieu de la mort
- 13 - Chapitre 1 : « Grégoire » Prouver sa valeur
- 14 - Chapitre 4 : « Charles » Affronter le dragon et la fureur des chevaliers
- 15 - Chapitre 1 : « Horacétius » « Corrompu » par les ténèbres
- 16 - Chapitre 3 : « Alexandre » Au passé, au présent et à l’avenir
- 17 - Chapitre 1 : « Ali » Colère infortunée
- 18 - Chapitre 4 : « Léandre » À la croisée des chemins
- 19 - Chapitre 4 : « Alexandre » La femme araignée
- 20 - Chapitre 2 : « Argine » Les malheurs de Théodore
- 21 - Chapitre 3 : « Théodore » La voie du cœur
- 22 - Chapitre 2 : « Horacétius » Les démons de Nécronion
- 23 - Chapitre 1 : « Antonin » La nouvelle mission
- 24 - Chapitre 4 : « Théodore » Le chevalier blanc au cœur noir
- 25 - Chapitre 3 : « Horacétius » Le cœur de Nécronion
- 26 - Chapitre 1 : « Nécronion » Le début de la corruption
- 27 - Chapitre 5 : « Léandre » Accomplir sa destinée à tout prix
- 28 - Chapitre 2 : « Grégoire » Jeux de cour, jeux du cœur
- 29 - Chapitre 4 : « Horacétius » La descente aux enfers
- 30 - Chapitre 5 : « Charles » Jeux de dupes
- 31 - Chapitre 3 : « Grégoire » La menace du cœur
- 32 - Chapitre 3 : « Argine » Inquiétude
- 33 - Chapitre 2 : « Ali » Feu de la passion belliqueuse
- 34 - Chapitre 5 : « Théodore » Parangon des chevaliers blancs
- 35 - Chapitre 2 : « Nécronion » Un dieu doit tomber pour qu’un autre puisse s’élever
- 36 - Chapitre 3 : « Ali » Obscurité et complot
- 37 - Chapitre 4 : « Argine » Choisir le remplaçant de Nécronion
- 38 - Chapitre 6 : « Léandre » Le conseil des trois
- 39 - Chapitre 2 : « Antonin » L’art de la diplomatie
- 40 - Chapitre 4 : « Horacétius » Le nouveau dieu de la mort
- 41 - Chapitre 5 : « Alexandre » Le repas de dupes
- 42 - Chapitre 6 : « Théodore » Problème Paternel
- 43 - Chapitre 3 : « Antonin » Les alliances
- 44 - Chapitre 3 : « Nécronion » Duel de conviction
- 45 - Chapitre 7 : « Léandre » La trahison
- 46 - Chapitre 5 : « Horacétius » Le démon au visage d’ange
- 47 - Chapitre 6 : « Charles » La dispute
- 48 - Chapitre 4 : « Grégoire » Suspicion et doute
- 49 - Chapitre 7 : « Théodore » Jalousie et descente en enfer
- 50 - Chapitre 4 : « Antonin » Ce qu’il aurait pu être…
- 51 - Chapitre 4 : « Nécronion » Affronter sa destinée
- 52 - Chapitre 7 : « Léandre » Le cœur de la vengeance
- 53 - Chapitre 6 : « Alexandre » De mal en pis
- 54 - Chapitre 5 : « Argine » L’amour a ses raisons que tous ignorent !
- 55 - Chapitre 8 : « Théodore » Spirale infernale
- 56 - Chapitre 4 : « Ali » Les secrets
- 57 - Chapitre 8 : « Léandre » Dieu de la paix
- 58 - Chapitre 5 : « Nécronion » Le monde, mon seul amour
- 59 - Épilogue :
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