Narrateur : Théodore

Je songeais à ma mission du plus profond de mon être afin de ne pas repenser à la proposition de Nécronion. Ce qui s’était passé avec mes frères dans le jardin, ne m’avait qu’à peine distrait, bien que cela m’avait mis un peu de baume au cœur sur mon passé. Je supposai que tout le monde pouvait changer, pour le peu qu’il le voulait. Aster était prétentieux pour se rendre compte du monstre narcissique qu’il était et de la souffrance qu’il infligeait autour de lui. Préoccupé par ses tourments, je restais silencieux pendant une grande partie du trajet.

Antonin finit par me dire lassé, « Tu es bien taciturne, Théodore !

-Je n’ai simplement rien à dire… (Je refusai de le regarder en répondant à sa question, car je ne voulais pas qu’il vît l’inquiétude qui m’habitait.)

- Comment as-tu rencontré le roi Léandre ? Comment as-tu survécu pendant ces dix-sept ans de séparations ? (Il semblait décidé à ne pas me laisser tranquille. Il voulait vraiment connaître ce qui s’était passé pendant toutes mes années d’absences. En une autre période, j’aurais été ravi de l'intérêt qu’il me portât.)

- Tu veux vraiment que je te raconte cette histoire ? (J’essayai d’éviter la conversation pourtant je pouvais lire dans le regard d’Antonin que lui voulait l’entendre.)

- Si cela te dérange, je te présente mes excuses… (Son regard affichait un air de peur et je compris que j’avais peut-être dit ça plus durement que je ne le pensais.)

- Disons que ça n’a pas toujours été glorieux. (Je riais en songeant à toutes les bêtises que j’avais faites par le passé.)

- Bah… Tu faisais bien des misères à ton professeur ça ne peut pas être pire. Je veux dire, une fois tu t’es déguisé en monstre pour lui faire peur, et il a manqué de chuter dans les escaliers. (Je rougissais de honte, Antonin pouvait se révéler avoir l’esprit plutôt aiguisé.)

- C’est vrai, Myriam je lui en fais voir de toutes les couleurs. Je me rappelle une fois, elle m’avait demandé d’entretenir les fleurs de son jardin pendant son absence. Les pauvres plantes n’ont pas tenu le choc… (Je riais de bon cœur.)

- Tu n’as pas vraiment la main verte. Au fait, qui est Myriam ? (Il avait un grand sourire sur les lèvres.)

- Un esprit. Attends, je te raconte grand frère ! », dis-je enthousiaste.

Je lui narrais donc ma rencontre avec Myriam et celle avec Léandre, mais vous les connaissez déjà. Antonin était ravi par la bonne qualité de mes récits et moi-même je n’avais jamais été aussi heureux. Je songeai alors que je n’avais plus aucune raison dans vouloir à mes frères. Avant mon départ, Bohort et moi avions eu une conversation. Il nous fallait l’avoir, mais je n’en avais pas l’envie, heureusement qu’il ne voulait pas lui aussi s’en dédouaner. J’ai ainsi pu entendre ses excuses, il n’a jamais essayé de se dédouaner de ses actes, il les a tous assumés. Les brimades, le fait qu’il ne m’ait jamais protégé de la colère de notre père, et tant d’autres choses. Je lui accordais donc mon pardon, il le méritait amplement. J’ai bien vu par deux fois qu’ils se souciaient sincèrement de ses frères. Mon cœur au moins avait été allégé d’un poids, finalement ce voyage avait été plutôt productif sur un plan personnel, au moins, j’étais réconcilié avec mes frères.



Les Hérauts De L’enfer, personne ne semblait connaître leurs noms véritables et tout un tas de rumeurs circulaient sur eux. Ils avaient l’air d’être des hommes effrayants, cependant leur orgueil les perdra. Ils avaient laissé une adresse à laquelle on pouvait venir les défier librement. Je me demandai bien quel était leur intérêt à cela. Peut-être était-ce l’amour du risque ? Le désir de trouver un rival à leur hauteur ? Un ego surdimensionné ? Tant de question, dont je n’aurais peut-être jamais les réponses.

Je contemplais la ville où se trouvait ce lieu. Planetis, l’Astre Errant, car elle rassemblait là, tous les gens importants qui avaient été chassés des autres royaumes ou villes. Les exilés, les rejetés, tous y étaient les bienvenus. C’était un hameau fait pour moi, songeais-je. Elle était magnifique, un beffroi la surplombait et seule l’aiguille de la cathédrale rivalisait avec sa hauteur. C’était une ville importante et je ne comprenais pas pourquoi des bandits de grands chemins s’installeraient là. Enfin, après tout l’Astre Errant comme on la surnommait parfois, était un refuge pour les exclus, peut-être bien qu’ils profitassent indûment de sa générosité. Une fois à l’intérieur, au vu de l’agitation en ville, je songeais qu’il préparait la foire1.Peut-être bien que ces Hérauts de L’Enfer profiteraient de l’occasion pour commettre des vols. Après tout, c’était un des plus grands marchés et fêtes du royaume, on y trouvait de tout, des marchands de tissus, de bijoux, de verrerie. Des fermiers qui viennent vendre le surplus de leur récolte, des négociants qui viennent acheter de nouveaux produits pour commercer ailleurs, et des saltimbanques en tous genres qui cherchaient à gagner leur vie en montant quelques spectacles improvisés sur le lieu des festivités.

La nuit approchait et nous nous trouvâmes une auberge où passer la nuit. Le lieu était vétuste, mais cela me convenait bien. Un petit lit, un peu confortable, un matelas qui avait bien vécu, pourtant qui se montrait encore vaillant et utile. Un petit oreiller fort confortable seul luxe de cette chambrée, il était fourré avec des plumes d’oies, et rien qu’avec cela, je savais que j’allais passer une bonne nuit. Il ne me restait plus qu’à tester la literie.

Aussitôt dit, aussitôt fait, je songeais à un plan d’attaque couché sur mon lit jusqu’à ce que je reçoive une missive. Elle venait de Léandre, il me demandait comment je me portais. Argine lui avait raconté ce qui s’était produit au château et il voulait savoir quoi penser de la situation, il voulait savoir comment je l’avais vécu et ainsi prendre une décision. Il était trop gentil voilà tout. Il me portait aussi un message de la part d’Isabelle. Il avait tenu à me présenter cette jeune femme après l’avoir rencontré dans un buisson en train de m’espionner. J’avais l’impression qu’il essayait de me caser avec elle. Elle était jolie et gentille, mais elle ne m’intéressait pas. Je répondis donc de façon concise au message de Léandre, tout en l’ignorant elle dans ma réponse.

J’allais dormir, les étoiles et la lune étaient clairs dans le ciel. Il était venu le temps, des créatures de la nuit, des chouettes des clochers, et leur petit cri strident et leur plumage blanchis qui brillaient parfois sous le regard lumineux et argenté de la lune, astre de tous les mystères qui parfois sourit et parfois se noircit par la mélancolie, cette humeur noire. Ah décidément, l’heure de ces petits rapaces et des petits êtres nocturnes n’étaient pas le temps des êtres solaire comme moi. Il était temps de se reposer et d’attendre, notre astre brûlant et chaleureux, le soleil, notre maître.

Je sombrai dans la dimension des rêves, cependant les abysses me saisirent de leurs mains gelées m’entrainant dans l’obscurité. Froids, si froids, j’avais si froids. J’étais dans un monde de permagel, mes membres se couvraient peu à peu de givres, au point où je ne pus bientôt plus me mouvoir. Quel funeste trépas ! Une petite mort, qu’on savait venir, qu’on sentait nous toucher de ces petits doigts gelés qui nous paralysait, jusqu’à nous voler, nous arracher, la moindre chaleur de la vie, nous laissant en un cadavre froid, bleuit et dur comme la glace qu’était l’esprit de la mort, elle-même. Aster, mon père me regardait me figer dans le gel. Je le suppliai de m’aider, j’en pleurais, mais il me tourna le dos quand le givre atteignit mon visage. Il m’avait encore abandonné, mais on l’avait toujours fait. Je mourrai de froid au milieu de cœur d’hiver. Oui, c’était leur faute, ce qui arrivait, leur âme remplie de froideur me tuait à petit feu de leur baiser froid comme des glaçons et de leur mot glacé comme la bise.

Je me réveillai alors haletant, suant et j’avais froid. Quel étrange rêve, songeais-je. L’aube pointa le bout de son nez et pourtant ce rêve me hantait encore, il semblerait que la pauvre naissance de la lumière n’était assez forte pour dissiper ces intenses ténèbres qui voulaient encore me saisir de leurs bras funèbres. Cela me laissait tout troublé, n’importe, c’était n’importe quoi, je n’allais pas me laisser perturber par des visions oniriques stupides et minables.

Antonin qui s’inquiétait pour moi me harcela de question, mais je refusais de parler de mes tracas. Il était intelligent, il avait dû voir à mon visage que je n’étais pas dans le meilleur de tous les états en sortant de ma chambre. Pourtant, je réussis à le convaincre que tout allait bien et que c’était seulement la fatigue du voyage et qu’il ferait bien de se concentrer à nouveau sur la mission. Il était naïf le pauvre, ou alors m’avait-il dupé en voyant clair dans mon jeu ? Savait-il que je refuserai de lui parler prétextant des excuses fallacieuses ? Attendait-il un moment où je voudrais bien lui parler ?

N’importe, nous arrivâmes donc enfin devant leur demeure pour les défier. Elle était une maison toute simple, ils avaient l’air d’être des individus plutôt humbles quand on voyait l’apparence de leur logis. Ils avaient pillé et pillé, sous le titre des Hérauts De L’enfer et pourtant cela ne se reflétait pas du tout dans leur possession. Guère de grandes façades, point de colonnades, ou d’autres choses qui leur donnerait des airs de grands seigneurs. Le seul luxe notoire était la présence de fenêtre vitré, le verre, était cher et avoir dix fenêtres sur une face de la maison montrait bien qu’ils avaient de l’argent. Peut-être n’avaient-ils pas le goût de l’architecture ?

Nous ne pûmes entrer, mais en expliquant à leur serviteur la raison de notre venue, il avait accepté d’aller voir ce qu’ils pensaient de notre proposition. Nous n’eûmes pas à attendre longtemps avant d’obtenir la réponse de la part de leur employé, les jumeaux acceptaient de nous affronter.

Le rendez-vous était donné au crépuscule à l’extérieur des remparts, c’était pour aujourd’hui même. Antonin m’annonça qu’il allait prier pour notre réussite à la cathédrale dédiée au dieu Logos. La sagesse ? Pff, quel genre de force nous accorderait-il dans une bataille ? Il faudrait plutôt qu’il aille prier la déesse de la guerre, Sota, pour qu’elle nous donne la puissance du guerrier. J’entendis dire que la foire avait enfin ouverte alors je m’y rendis. Qui sait peut-être bien que j’y trouverais des articles intéressants ?

Cela n’était pas un marché banal décidément, il y avait des troupes de théâtres des rues qui jouaient des farces. Des magiciens qui vendaient de la magie et sûrement autant de charlatans. Des marchands d’étoffes, d’animaux de fermes ou autres produits, j’entendis même une rumeur que pour la fin de la foire serait jouée ce que l’on appelle un mystère2. Cela devait sûrement être une ville de grande importance, encore plus tout du moins que ce que sa réputation laissée penser. Ils avaient décidément de l’argent pour se permettre d’organiser tout ça. J’espérais que lorsque Léandre aurait enfin accompli la prophétie toutes les villes auraient autant de fleurs, de fêtes, d’amusements que celles-ci. J’errais avec joie dans un lieu qui me semblait être un petit paradis sur terre.

Je vis alors un marchand qui avait l’air d’être menacé par un homme à la chevelure rousse flamboyante. Je m’approchais donc pour voir de quoi il en retournait.

L’homme roux lança, « Allez l’argent, le marchand !

- Tss… J’ai beau savoir que vous êtes un de ces Hérauts De L’enfer, ça ne vous donne pas le droit d’extorquer des pauvres vendeurs ! », protesta-t-il.

Tiens, tiens voilà quelque chose d’intéressant. Il était temps d’intervenir.

Je lançai à l’homme, « Laisse donc ce négociant tranquille !

- Alors, le blanc-bec on veut jouer les héros ?! »

Il sortit sa lame et me dévisageait avec colère. Je fis de même. L’homme qui se trouvait en face de moi en outre sa magnifique chevelure rousse avait les yeux marron comme l’ambre. Il devait sûrement autrefois être un beau jeune homme, on pouvait en voir le vestige dans l’harmonie de ses traits. Cependant, son visage comportait les cicatrices de ses combats passés ainsi que les marques anciennes du passage de la petite vérole3. Cela lui donnait un visage à peine humain et son regard ne l’était guère plus, car il me regardait comme un chien enragé. Je ne reculerai pourtant pas, il ne m’effrayait pas, il n’était qu’un être humain. Il était plutôt baraqué cela dit et moi, sans être un gringalet, je n’étais pas aussi massif. Je craignais un mauvais coup.

Il me chargea avec sa lame comme un bœuf, il avait l’air confiant en une victoire aisée. Dans un certain orgueil, je voulais lui montrer qu’il avait tort et je m’efforçai à tenir ma position pour lui montrer ma force. Son élan et ma résistance entraina notre chute à tous deux. Je lui collais mon poing dans la face en profitant de sa confusion, ce qui le fit basculer sur le côté. Il crachotait du sang et avait le nez qui coulait de ce même liquide rouge. Notre combat ressemblait plus à une baston de rue qu’à un duel digne d’un chevalier. Au bout d’un moment mon frère Antonin et une autre tête rousse débarquèrent. Mon frère me releva et le nouvel arrivant fit de même avec mon adversaire.

L’autre homme roux devait sûrement être le frère du premier, ils avaient le même visage sauf que le second n’avait pas toutes ces cicatrices et il était un peu moins bâti comme un géant de conte pour enfant. Il était aussi un peu plus beau, puisque moins défiguré.

Il lança au premier, « Relève-toi ! Allez Rolan ! »

Le dit Rolan répondit, « Je fais de mon mieux Richard ! »

Antonin sentait tout comme moi qu’il n’avait pas l’intention de se rendre. Mon frère avait rappliqué quand il avait entendu parler de l’affrontement sur la foire avec un des Hérauts De L’Enfer, il savait que c’était moi seul qui aurais pu faire une chose pareille. Je m’étais déjà fait une réputation incroyable auprès de lui. Les deux hommes s’appétaient à contre-attaquer. Rolan celui contre lequel je mettais battu en premier, se jetait sur moi. Il semblait vouloir en finir, c’était personnel, il devait être fâché que j’ai osé remettre en question son régime de terreur, en protégeant ce marchand.
Je parais de ma lame son premier coup. Elles se heurtaient, se croisaient et s’esquivaient, mais elles n’arrivaient jamais à atteindre leur cible. Nous étions tous deux de trop bons bretteurs pour nous atteindre.

Rolan me complimenta, « Tu es fort ! Quel est ton nom ?

- Théodore, rentre-toi ça dans le crâne !, » répondis-je avec fierté.

« Tu es prétentieux… (Touché !) Cela dit, ton ami ne tardera pas à tomber face à mon frère. Alors, face à nous deux, tu n’auras aucune chance. », dit-il en riant.

Je tournai alors le regard vers Antonin, il était dans une position défensive. Il ne prenait guère l’initiative et semblait sur le point de défaillir. Ce Rolan ne mentait pas, mon frère était dans une position fâcheuse. Quand bien même ce Richard était un moins bon épéiste que son coéquipier, les affronter ensembles pourrait être dur. Je devais pourtant porter secours à mon allié. Lui, qui me parut être un épéiste minable et incapable de se défendre, il me semblait être paralysé par la peur. Quel lâche ! L’ombre de Nécronion, l’aura de ténèbres était revenue pour me tenter, sa voix se fit entendre dans ma tête.

Elle me disait, « Je peux t’accorder la force nécessaire pour te débarrasser de ces deux-là. »

Je pensais, « Pour qui tu te prends ! Je ne suis pas corruptible ainsi. (Je l’attirai je voulais une affaire qui me soit bénéfique à moi comme à lui.)

- Jeune chevalier, je suis désolé de t’avoir offensé. (Sa voix prenait des accents de sincérité qui me donnait confiance en lui. Je parai un coup de Roland, qui avait failli m’atteindre.) Je ne songeais qu’à te montrer l’étendue de mes capacités afin que tu voies ce que tu gagnerais à travailler à mes côtés.

- Tu cherchais à te jouer de moi, mais tu ne m’auras pas. (Pourtant, je n’avais pas prononcé cette phrase avec l’assurance que j’aurais voulue. Hum, j’étais trop intéressé et pas assez talentueux eux jeux des négoces, puis ce duel contre cet homme ne m’aidait pas à me concentrer sur ça non plus.)

- Certes, mais pense à ta situation… (Oui, j’y pense, j’ai failli me faire trancher à l’instant, par l’épée de ce brigand.) Je pourrais te donner la force nécessaire pour te permettre de sauver ton frère. (Voilà que tu y viens, enfin.) Eh, quand bien-même, tu ne l’aimerais pas, tu les vaincrais si rapidement que tu te ferais une réputation. »

Cela ne me semblait pas enfin de compte être une mauvaise idée, la partie réputation m’intéressait surtout, cela serait bénéfique à la construction de notre empire, enfin, alliance d’après Léandre. Si je ne pouvais être l’élu alors, au moins on me donnerait autant de mérite et prestige que lui, j’avais bien l’intention de marquer l’Histoire avec mon existence. J’acceptais la proposition de ce dieu déchu et haïs par ses pairs, après tout rien ne semblait indiquer que c’était un piège. Le pouvoir alors coula dans mes veines, j’avais l’impression de pouvoir conquérir le monde.

Je décidai alors de provoquer ces deux idiots. S’ils pouvaient m’attaquer tous deux en même temps il me retirerait une sacrée épine du pied. Je ferais une pierre deux coups, peut-être bien que je fusse un peu trop prétentieux et que le pouvoir m’était monté à la tête.

Je leur lançai, « Allons, donc tous deux ! Prenez un adversaire à votre taille ! Je vous défie. »

Richard répondit enjoué, « Je suis ravie d’entendre ça ! Rolan a toujours les meilleurs bretteurs. »

Ils se jetèrent tous deux sur moi dans l’espoir dans finir. J’esquivais Rolan et frappa Richard dans le dos, il tomba au sol couvert de sang. Son frère avait l’air furieux et il se montra imprudent. Je le fis tomber à terre et je lui plaquais la pointe de ma lame sur sa gorge. Il était dans une situation délicate, la garde qui avait sûrement été appelée par les marchands et les personnes présente sur la place du marché, l’arrêta lui et son frère, l’affaire était enfin réglée.

Je sentis alors la force accordée par Nécronion me quitter. Je perdis alors connaissance et je sombrais dans l’abime du monde des rêves. À nouveau, je me gelais, mais je ne ressentais pas la même panique qu’avant. Ce froid m’était devenu familiers. C’était mon domaine, la froideur cruelle de la mort, ma funeste alliée.

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 21 Nov 2025 à 09h33
La fin de la mésaventure ?

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