Narrateur : Charles

Ma famille n’était pas à l’époque composée des meilleurs souverains que l’on puisse rêver d’avoir pour chef. Mon père, le roi en dehors de tous bons sens consacra tous son temps à festoyer avec les membres de sa cours. Mes frères étaient bâtis de mêmes, c’est un miracle que je n’ai pas fini comme eux. Il faut croire que j’étais fait dans un bois différent ou alors, c’étaient les évènements qui m’avaient fait ainsi.

Il faut dire qu’à la suite de plusieurs sécheresses, la faim commença à gronder parmi la population. Le souci aurait pu être anecdotique, si mon père avait fait à l’époque ce qui aurait été nécessaire… Oh oui, plutôt que d’ouvrir les réserves de nourritures, il décida de continuer à faire l’aveugle et fit la fête de plus belle. La colère augmenta, lui l’ignora, jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus et qu’elle vienne se rappeler à lui.

Au moment où une révolte paysanne éclata, du haut de mes douze ans, un mal mystérieux me frappa. La maladie, pourquoi maintenant ? La mort me guettait, je ne voulais pas mourir. Mon père, Claude envoya d’abords mes frères se chargeaient de mater ces insurrections. Ils revinrent tous dans des cercueils, cela commençait à sentir le sapin. J’étais, le seul héritier maintenant, et j’avais moi-même un pied dans la tombe, bientôt deux. Comme à l’époque j’étais encore beaucoup trop jeune et malade pour me rendre là-bas, le roi décida de diriger l’offensive lui-même. Il y laissa la vie, je n’eus guère le temps de le pleurer. Papa, mes frères tant de malheurs en si peu de temps, mais je savais une chose, je connaissais l’erreur à ne pas reproduire. Il fallait que je règne que j’eusse déjà à lui succéder.

Ce fut un couronnement bref, en petit comité, nul n’avait le goût à la fête. La fin était proche… Qui survivrait ? Pas moi, ma santé vacillait et si je m’en tirais vivant, cela serait un miracle et ne se ferait certainement pas sans séquelle. Cependant il y avait des affaires plus importantes que celle-ci, qui était en cours.

Les paysans s’apprêtaient à envahir les greniers où avaient été stockés toutes les ressources du royaume. J’avais la clé, je m’en saisis et décida de m’y rendre seul. Non, je ne pouvais pas les blâmer, ils avaient faim, il y avait de quoi les nourrir, pourquoi les en priver ?

J’avais dû mal à marcher, je m’aidais donc d’un bâton, j’étais mort, un mort-vivant. Je parvins jusqu’aux portes, pendant que les paysans tâchaient de les défoncer. Elles étaient en vieux bois de chêne mélangé à de l’essence d’olivier, pour un résultat plutôt solide, les voles devaient être rares. Les verrous étaient en acier trempé, une vieille pince de forgeron ne suffirait pas à les faire sauter, ou quoi que ce soit d’ailleurs autre que les clefs ou leurs doubles.

Je leur criai donc, « J’ai les clefs, braves gens ! Nulle inquiétude à avoir ! »

Ils crièrent de joie devant la bonne nouvelle ! Ces paysans étaient rachitiques la famine avait fait bien des ravages. Ils y avaient des femmes et des enfants qui ressemblaient à des squelettes marchant. Je serais un souverain digne de ce nom, je ne laisserais plus mon peuple souffrir impunément. Mon père, mes frères, comment avaient-ils pu ? Pourquoi ? Ils ne pouvaient pas dire qu’ils ne le savaient pas… J’étais en colère.

Je rentrai la clé dans l’énorme verrou, la fit tourner, entendant un clic, je le poussai de mes doigts fins et fragiles le faisant tomber au sol. Je demandai à la population de m’aider à pousser ces énormes portes. Ils se précipitèrent dans le grenier, afin de s’emparer de toute la nourriture présente.

Un de mes vassaux arriva et me cria, « Votre majesté ! Vous ne devriez pas rester là dans votre état ! »

Je lui répondis calmement, « Ne vous inquiétais pas… Je voulais seulement remplir mon devoir à l’égard de mon peuple. Pouvez-vous me laisser seul s’il vous plait ? (Je craignais une chose, si l’on me démasquait peut-être bien qu’ils se vengeraient sur moi. Oui, j’avais peur d’eux…)

- Vos désirs sont des ordres, mon roi ! »

Une jeune enfant s’approcha de moi avec une pièce dont la face représentait mon cher défunt père. Elle me demanda si j’étais la personne qui était représenté sur la pièce. Je lui répondis que non, que c’était mon père, j’étais un idiot, je venais incognito et je dévoilais déjà mon identité.

Elle écarquilla grands les yeux et s’exclama, « On m’a dit que la personne présente sur la pièce était le souverain de nos terres ! Vous devez donc être un prince !

- Oui et lorsque je serais le roi, (Enfin, je l’étais déjà, mais je n’arrivais pas à le réaliser encore.) je vous protégerai de toutes catastrophes ! Comme je vous offre l’accès en ce jour à la nourriture entreposait dans ce grenier. »

L’enfant se trouva impressionnée par mon discours. Étais-je déjà un souverain digne de ce nom ? C’était ridicule…

Je devins un roi plus aimé et plus généreux que mon père, oui, il faut dire que ce n’était pas compliqué. Cependant, malgré le fait que j’eusse guéri de cette maladie. Elle laissa des séquelles de telle sorte que j’avais toujours une stature fine, maladive ainsi que de nombreuses faiblesses musculaire, qui avait sacrément amoché mes capacités combatives, cependant ça ne m’empêcherait pas de me battre. Je n’étais pas du genre à abandonner.

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 24 Jul 2025 à 18h02
On continue !

Commentaires (0)

Cette image n'a pas encore reçu de commentaires.

Poster un commentaire

Vous devez être inscrit et connecté pour poster un commentaire.